Un ours polaire peut-il être heureux dans un zoo?

Thierry Jardin est le co-créateur avec son frère du CERZA, Centre d’Elevage et de Recherche Zoologique Augeron, qui vient d’accueillir deux jeunes femelles ours blancs. Des animaux particulièrement intelligents qui analysent la situation et agissent en fonction. Les induits ont d’ailleurs prix exemple sur leur technique de chance.

Le bien-être d’un animal dans un zoo est-il possible? Thierry Jardin nous explique les critères pour analyser le bien-être d’un animal enfermé dans un zoo (1er interview)

6 Commentaires

  1. Oui en effet, il ne remarque pas que l’ourse a un comportement pour le moins attristant et choquant ? C’est l’opposé de ce qu’il prône en qualité de bien-être animal ! Et non quelque soit son espèce, un être vivant ne peut être heureux en prison, même serait-elle une 5 étoiles et là, cela d’ailleurs ne semble pas être le cas. Posons-nous la question : serions-nous heureux de vivre ainsi ? ma réponse est NON. Ce n’est pas une vie, c’est juste un sursis.
    Bientôt, tous les animaux sauvages tels les ours, les primates etc. n’existeront plus que dans ce type de structure à cause de l’homme. Dramatique pour eux comme pour nous et la Terre entière ! Quelle tristesse lorsque je vois cette ourse ainsi déambuler dans sa cage, même si c’est d’un parc dont il s’agit; où sont ses grands espaces…?

  2. Bonjour Elizabeth, je comprends votre réaction mais j’y apporte une précision: l’ourse que l’on voit est arrivée la veille et comme tous les animaux, elle inspecte les lieux, repère les odeurs, voit si elle est en sécurité etc Nous l’avons vu inspecter tout l’espace, puis elle s’est baignée avec sa soeur et semblait apprécier l’espace. Elle est née en captivité donc n’a jamais connu les grands espaces. Je suis bien d’accord avec vous sur la tristesse des animaux enfermés mais avec le réchauffement climatique et la 6ème extinction, ces grands prédateurs sont condamnés à être tués par les chasseurs et les prédateurs, à mourrir de faim ou à ne plus faire de petits par manque d’habitat. Ce genre de parc est devenu, hélas, la solution la moins pire pour sauver quelques animaux. Et si l’on veut rester positif et garder espoir, un jour peut-être pouvoir en relâcher certains pour repeupler la nature. C’est le but du programme européen de sauvegarde de l’ours blanc. L’autre but aussi est de sensibiliser la population pour justement leur expliquer le drame qui se joue en silence: la disparition de la vie sur terre. Cela dit, le sujet du parc et du zoo reste polémique et je le comprends

  3. Le mot “polémique” est-il celui qui convient ? Les parcs et zoos interrogent notre rapport aux bêtes sauvages. Bien sûr les arguments mis en avant par Yolaine sont acceptables mais non, les parcs ne sont pas la solution la moins pire. Il existe des sanctuaires où les animaux ne sont pas en vitrine et également des gens qui se battent pour mettre à l’abri des morceaux de nature des terrifiantes convoitises humaines. Les animaux y vivent protégés, relativement libres et c’est tout leur écosystème qui est gagnant. En ce qui concerne la sensibilisation de la population, je reste circonspecte. Il suffit de déambuler dans les allées des zoos, d’écouter les commentaires, de voir les comportements des badauds. Ceci dit, on connait maintenant très bien le monde sensible et intelligent des grands mammifères domestiques (pour ne parler que d’eux) et on continue à les élever dans des conditions inacceptables pour finalement les tuer, en manger un peu et finir par jeter leurs pauvres restes aux ordures. Bref, l’éveil des consciences est un chemin long et semé d’embûches. D’accord, restons positifs. Les animaux captifs s’adaptent et sont les ambassadeurs de leur espèce et de tout leur monde auprès de nous…

  4. Merci Yolaine de vos éclaircissements concernant cette ourse; je comprends mieux maintenant son comportement mais je suis d’accord avec Laurence, il y a mieux qu’un zoo pour la survie des animaux sauvages; il y a les sanctuaires peut-être plus adaptés car lieux plus spacieux, plus sauvages et avec moins de présence humaine. Je ne crois pas possible de réintégrer ces animaux dans leur biotope naturel; ils auront vécu trop proches de l’humain d’une part et d’autre part, leur habitat disparaît à très grands pas à coups de degrés de plus en plus élevés qui font que la banquise fond et continuera de fondre. Ne nous voilons pas la face avec ce soi-disant programme européen de sauvegarde de l’ours blanc ou autre animal sauvage d’ailleurs ! C’est du bla bla qui permet à quelques-uns de tenter de nous leurrer; c’est impossible d’y croire aujourd’hui. Les espèces se meurent et l’on sait comment et pourquoi et la nôtre est en sursis précaire. Ne nous mentons pas. Ayons au moins la fierté de la lucidité. Maintenant que nous sauvions quelques “personnes non humaines” qu’elles soient des ours ou autres êtres vivants, c’est super, celles-là restent en vie et ne succombent pas, comme vous dites, sous les coups des chasseurs et autres prédateurs mais comme a écrit Antonio Gramsci ” Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté” et en ce qui concerne l’optimisme, chaque matin je me lève en m’y efforçant ! Merci à vous Yolaine pour ce site et ce que vous faites pour tenter de partager vos connaissances du milieu animal; l’espoir est en les nouvelles générations alors continuons…

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