Les serpents : les copains d’abord ! 

 

 

Nos préjugés venimeux en font des animaux cruels et solitaires. Mais une étude publiée dans Behavioral Ecology and Sociobiology démontre qu’ils peuvent être sociables. Ainsi, les couleuvres rayées choisissent leurs bandes de copains – entre 3 et 8 serpents – avec qui elles aiment passer du temps. 

Ces travaux démontrent aussi que chaque couleuvre a sa personnalité, certaines timides, d’autres audacieuses. Mais, comme chez nous, elles adaptent leur comportement pour se faire accepter par le groupe.

 

Un livre paru chez Salamandre tente aussi de lutter contre nos idées préconçues et raconte la vie secrète et passionnante des serpents. On y apprend par exemple que :

  • le coup de la boule puante, c’est la spécialité de la couleuvre à collier. Elle n’a pas de venin mais a plus d’un tour dans son sac. Quand on l’agresse, elle s’enroule sur elle-même, le ventre à l’air et la langue pendante, en expulsant une odeur affreuse de charogne. Les prédateurs, dégoûtés par ce cadavre putréfié, préfèrent passer leur chemin.
  • le roi de la vitesse est le mambo noir, un serpent africain dangereux et ultra-rapide. Il peut ramper à 20 Km/h, aussi vite qu’un humain !
  • la grimpette sans les pieds ni les mains, c’est l’exploit de la couleuvre d’Esculape, capable de grimper jusqu’en haut d’un chêne pour aller manger les oeufs dans les nids d’oiseaux. Surnommée « la couleuvre des greniers », elle peut passer l’hiver au chaud, bien cachée dans un grenier où elle traquera les souris à la belle saison.

“Le monde mystérieux des serpents près de chez nous”, David Melbeck, illustrations (très amusantes) de Frédéric Michaud, aux éditions Salamandre.