Le secret du pivert : à se taper la tête contre les murs !

Les traumatismes crâniens sont l’une des principales causes de décès chez les jeunes adultes. Il est donc crucial d’améliorer nos moyens de protection. Des chercheurs ont voulu comprendre comment le pivert tambourine allègrement les arbres sans se casser la tête. La conclusion est surprenante.

La première cause de mortalité chez les jeunes adultes

Le cerveau est l’organe le mieux protégé du corps humain dans sa boîte crânienne. Mais lorsqu’une personne est victime d’une commotion cérébrale, son cerveau se déplace ou est secoué à l’intérieur du crâne, dont il peut heurter la surface osseuse. Une lésion survient accompagnée d’un changement dans les fonctions chimiques des cellules cérébrales.

Le pivert frappe son crâne sur le bois 12 000 fois par jour !

Le pivert martèle de son bec les branches d’arbres morts pour attraper les insectes dont il se nourrit, attirer une compagne ou encore informer ses congénères sur les limites de son territoire. Toc, toc, toc… le pivert élance sa tête à la vitesse de 25 km/h, enchaînant dix à vingt rafales. Au moment du choc, le crâne de l’oiseau subit une décélération d’un kilo. Il devrait ne pas y survivre. Pourtant, il n’en garde aucune séquelle comme le rapporte le site Futuraplanet.

2 000 images seconde pour tout comprendre

Des scientifiques chinois de la Beihang University ont filmé les piverts avec des caméras ultra slow motion qui filment à 2 000 images seconde. « Si ça lui donnait des maux de tête, il arrêterait de piquer ! » écrivent avec humour les chercheurs. L’intégralité de leur travail est en libre accès dans Plos One. Enregistrement de données (force et direction des coups de becs) et scanner ont permis de mieux comprendre le cerveau de cet oiseau exceptionnel.

Comment fonctionne le plus sophistiqué système d’absorption des chocs ?
  • un gros bec pointu pour amortir les coups. L’impact se propage principalement le long de la partie inférieure du bec et le choc se trouve finalement absorbé à la base de sa structure, d’où l’importance de la longueur du bec (différente entre les partie supérieure et inférieure).
  • l’os hyoïde qui encercle le crâne joue aussi un rôle important en déviant et retardant l’onde de choc.
  • le cerveau, entouré de peu de liquide céphalo-rachidien, est petit, lisse et souple, et présente une surface large contre le crâne .
  • la structure spongieuse des os crâniens, au niveau du front et de l’occiput, qui absorbe les vibrations.
A quoi cela nous servira-t-il ?

A mieux savoir nous protéger des traumatismes crâniens et à concevoir des casques intelligents et protecteurs. L’homme augmenté de demain tiendra aussi du pivert ! De quoi rendre jaloux buffles et casoars à casque.


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