Podcast – Le génie des oiseaux

le genie des oiseux

On découvre de plus en plus de choses sur l’intelligence des animaux, et notamment des oiseaux. Et un livre est paru sur ce thème

« Le génie des oiseaux » carrément ! ou « les extraordinaires capacités qui ont permis aux oiseaux d’être présents sur toute la planète depuis des millions d’années ».

Ce livre de Jennifer Ackerman, publié chez Marabout, est passionnant car l’auteur fait un point sur ces corbeaux qui fabriquent eux-mêmes leurs outils et se transmettent ce savoir-faire de générations en générations, ces pigeons qui reconnaissent les visages et ont un sens de la navigation bien plus pointu que nos pilotes, ces poussins qui savent compter jusqu’à 5 ou ces oiseaux moqueurs qui apprennent plusieurs centaines de chants en même temps.

C’est d’autant plus étonnant qu’ils ont un petit cerveau !

On découvre que la taille n’est pas tout, qu’il y a toutes sortes d’intelligences. Et s’ils ont une petite tête c’est pour être capables de faire des acrobaties dans les airs et de planer pendant des jours. Donc on oublie l’injure « cervelles d’oiseaux » car les scientifiques sont loin d’avoir découverts leurs multiples talents ! Par exemple, comment un oiseau peut-il anticiper une tempête que nous, nous allons apercevoir bien plus tard ; comment fait-il pour cacher des dizaines de milliers de graines sur des centaines de kilomètres carrés et les retrouver six mois plus tard sans aucune hésitation. Et comment sait-il trouver son chemin à des milliers de kilomètres dans un endroit où il n’est jamais allé ? Autre sujet d’études passionnant : tous nos points communs avec les oiseaux

Dans le chant par exemple ?

Oui, Darwin disait déjà que leur chant est le moyen de communication « analogiquement le plus proche de la langue ». Mais aujourd’hui des biologistes travaillent sur beaucoup d’autres convergences : nous avons les mêmes activités cérébrales quand nous dormons par exemple ou justement quand nous apprenons à parler et eux à chanter.

Autre piste étudiée : l’incroyable capacité d’adaptation des oiseaux. Au Canada, quand il y a beaucoup de circulation, les mésanges à tête noires sifflent sur des fréquences plus élevées pour être entendu des copines et baissent le ton quand les voitures sont moins nombreuses. Et au Royaume Uni, on a constaté que les mésanges charbonnières qui règlent leur ponte et l’éclosion de leurs œufs sur le printemps quand il y a beaucoup de chenilles pour se nourrir, elles ont décalé leur ponte et font leurs petits 2 semaines plus tôt à cause du réchauffement climatique. Ce livre regorge d’infos de ce genre pour que décidément, plus jamais, on ne les traite de tête de piaf !

le genie des oiseaux

Laisser un commentaire