La pieuvre : trop cool sous ecstasy!

Ludovic Dickel nous a déjà bluffé en nous expliquant leur intelligence (https://lanimaletlhomme.com/conference-de-ludovic-dickel-lintelligence-des-pieuvres-et-de-ses-cousins) mais il n’avait pas encore proposé à ses pieuvres une petite partie d’ecstasy. Deux neuroscientifiques américains, Gül Dölen, de l’université Johns Hopkins et Eric Edsinger, du laboratoire de biologie marine de Woods Hole ont voulu tenter l’expérience. Le résultat est stupéfiant : plutôt solitaire de tempérament, voire agressive avec les copines, la pieuvre sous MDMA adore les câlins!

Bisous et caresses de tentacules

Dans la revue “Current Biology”, ils expliquent avoir versé la drogue dans un l’aquarium de quatre Octopus bimaculatus (ou Pieuvres à deux points de Californie) (https://va.newsrepublic.net/a/6605206584836489734?c=sys&user_id=6547208463221850122&language=fr&region=fr&app_id=1239&impr_id=6605223649240680709&gid=6605206584836489734). Ils les ont ensuite séparé et placé dans un aquarium divisé en 3 espaces, un vide, un contenant une figurine en plastique pour jouer et un troisième avec une autre pieuvre non droguée. Contre toute attente les pieuvres ont toutes préféré aller voir l’autre pieuvre, l’entourant de ses tentacules, mettant leur orifice buccal sur sa cage comme le font les humains qui sous MDMA se touchent et se font des tendresses. 

Le parallèle est bien sûr très séduisant : les pieuvres présenteraient des similitudes avec nous dans le gène de la sérotonine, la fameuse hormone du bonheur. Un élément qui nous permettrait de mieux comprendre nos interactions sociales. De quoi faire glousser quelques scientifiques qui ont souligné l’anthropomorphisme de ces conclusions avec des pieuvres trop « stones » pour réellement comprendre leurs réactions. Il faudra donc d’autres expériences pour aller plus loin. D’ailleurs l’histoire ne dit pas si Gül Dölen, tout attendri par ses pieuvres, avait goûté aussi au MDMA….