Journée Mondiale de l’Abeille, ce modèle de bienveillance

Ce 20 mai, Journée Mondiale de l’Abeille, est l’occasion de comprendre que la disparition des abeilles est la métaphore de la crise de notre société, comme l’explique l’artiste autrichien Horst Kornberger. 

La cause de l’effondrement des colonies ? La maltraitance de l’apiculture moderne, née de la rigidité scientifique et de l’obsession de la rentabilité qui ont créé les règles de l’élevage artificiel :

  • on tue chaque année la reine pour en imposer une nouvelle, élevée en cage et envoyée dans le monde entier, ce qui est terrible pour l’abeille, très liée à sa reine
  • on tente avec des poisons chimiques de se débarrasser de l’acarien Varroa, qui a pourtant toujours co-existé avec les abeilles
  • on les nourrit avec du sirop de sucre, au lieu de miel
  • on vole leur miel trop souvent, ce qui les épuise
  • on remplace leurs rayons en forme de coeur par des cadres rectangulaires
  • on leur impose des feuilles préfabriquées de cire gaufrée, élément étranger à la ruche…

« Le calvaire de  l’abeille domestique peut nous fournir des métaphores de nos propres impasses. Nous nous infligeons exactement la même violence (…). A l’intérieur de nos cadres mentaux étouffants, les potentiels collectifs ne peuvent s’exprimer et les aptitudes individuelles restent inexploitées ». 

Les abeilles sont pourtant un modèle d’organisation du travail, capables de fournir du miel au delà de leurs propres besoins. Elles sont aussi une inspiration pour une économie écologique puisque plus leur production est florissante, plus elle est bénéfique pour l’environnement.

Signe d’espoir : des signes encourageants comme les ruches sur les toits, les amateurs de plus en plus nombreux, de nouveaux modèles de ruches plus respectueux, comme les ruches Warré où les abeilles ne sont pas dérangées et où l’on ne récolte que le miel dont elles n’ont pas besoin.

 

“Crise des abeilles, crise d’humanité, pour une société de bienveillance”, Horst Kornberger, éditions Yves Michel.