Je t’aide moi non plus

Parce que la solidarité est une valeur forte dans la nature, le professeur noyau, accompagné par Darwin et Kropotkine, nous explique les règles du jeu dans cette BD drôle et instructive.
Quelques exemples d’entraide qui prouvent que c’est l’association qui fait le monde :
– l’herbe est toujours meilleure à plusieurs, les troupeaux le savent qui cohabitent sur les mêmes espaces. Aux gazelles les jeunes pousses tendres, au gnous l’herbe mûre et aux zèbres les végétaux plus durs.
– on est plus fort en groupe, le distrait ou le fragile seront mieux protégés. Et le prédateur sera perdu par « l’effet de brouillage » avec des animaux qui fuient dans tous les sens. Ainsi un faucon qui fonce dans une nuée d’oiseaux n’a que 20% de chances d’en attraper un. Par contre s’il voit un oiseau isolé, il aura 80% de chances de bien dîner le soir.
– ensemble on a plus de talents, d’où les rassemblements d’animaux très différents dans la savane puisque les zèbres entendent très bien, les autruches voient loin et les gnous très myopes ont un super odorat.
– l’empathie, ça paye : même les vampires le savent. Ces chauve-souris d’Amérique du sud ne peuvent survivre à un jeûne de plus de 2 jours. Si l’une d’elle est en péril, une copine va lui régurgiter un peu de sang pour la sauver. A charge de revanche !
– on a toujours besoin d’un plus petit que soi, comme ce hibou d’Amérique qui emporte un minuscule serpent dans son nid. Ce dernier va vivre bien au chaud à manger les poux et les puces. Il fait le ménage en étant nourri et logé !
Je t’aide moi non plus, solidarités et alliances dans le monde animal, Gilles Macagno, Delachaux et niestlé