Confinement : comment un chat peut vous aider?

Passionnée par les chats, la journaliste Véronique Aïache a écrit un roman d’une étonnante actualité pour nous aider à supporter la solitude et à transformer cette expérience inédite en leçon de sagesse grâce aux belles leçons de savoir-vivre de nos amis les chats.
Son roman « Le temps passé avec un chat n’est jamais perdu » mêle histoire amoureuse et connaissances actuelles sur la façon de vivre des chats. Après une rupture, l’héroïne cherche à donner du sens à sa vie, part en Inde et revient pour découvrir que la réponse se trouve chez ses trois chats qui vont l’aider à reprendre du poil de la bête.
Quelques conseils de nos amis félins :
– Aimer sans se perdre et cultiver l’estime de soi
Nous avons parfois un tel besoin de plaire que nous finissons par ne plus être nous-mêmes, trahissant notre vraie personnalité. Rien de tel chez les chats qui vous aiment, ronronnent tendrement sur vos genoux mais « ne connaissent ni la dépendance ni la soumission. Ils ne s’inféodent pas au souci de plaire (…) et ne souffrent jamais d’aimer ». Toute sa vie, le chat demeure lui-même, « il se moque de savoir s’il plaît ou non. L’essentiel étant pour lui de faire en sorte qu’il n’y ait pas de différence entre ce qu’il est et ce qu’il fait, il ne cherchera jamais à se conformer à ce qu’on attend de lui ».
– Savoir dire non
« Poliment mais fermement, un matou s’opposera toujours à ce qui lui déplaît ». Quand par envie de plaire ou crainte de conflit, nous acceptons ce que nous ne voulons pas, nous nous dévalorisons. Apprenons à être plus attentif à nos propres besoins.
– Soyons tolérant avec nous-mêmes
« L’humain est convaincu que le secret du bonheur est le dépassement incessant de soi (…) mais plus on tend à la perfection, moins on est tolérant à l’égard de ses faiblesses ».
– Se libérer de l’attente
C’est le secret du bonheur selon le philosophe William James. Un secret que les chats connaissent bien, eux qui savent si bien exprimer leurs désirs sans toujours attendre un retour.
– Savourer la solitude
Etre heureux avec les autres. Mais aussi sans les autres. « Pour ne pas se mettre en situation de dépendance, il ne faut pas investir sur une source unique de plaisirs émotionnels (…), conjuguer sociabilité et indépendance » et savoir être bien avec soi-même sans craindre d’être seul.
 
– Choisir ce qui est bon pour soi
Alors que nous sommes souvent tributaires des autres, rongé par la culpabilité et capables de répéter les mêmes échecs, le chat sait tirer des leçons des expériences négatives et ne retourne jamais dans un lieu où il a connu un danger.
– Gérer le stress en s’isolant
Comme le chat qui aime être seul, dans le silence, pour trouver la plénitude, apprenons à garder des moments pour nous reconnecter à nous-mêmes, « se libérer du regard d’autrui pour retrouver la liberté d’être soi-même sans autre témoin que sa propre conscience ». Méditation, retraite, balades solitaires… tout est bon pour retrouver la paix intérieure.
– Choisir son entourage
Si le chat est tendre et bienveillant avec ceux qu’il aime, « avec les autres, son indifférence fera loi. Sans agressivité aucune, il se débrouillera cependant pour se retrouver le moins possible en présence du -ou des- indésirables ». A nous d’être sélectif avec notre entourage quitte à voir moins de personnes, à fuir les esprits chagrins, intéressés ou râleurs pour nous concentrer sur celles que nous aimons. Comme l’écrit Edmund Lee : « entoure-toi de ceux qui voient la grandeur qui t’habite même si tu ne la vois pas toi-même ».
Bien d’autres sagesses de nos amis les chats sont à découvrir en lisant ce roman où chacun d’entre nous se retrouvera : « Le temps passé avec un chat n’est jamais perdu », Véronique Aïache, (Hugo New Life).