Araignée : le cerveau dans les pattes

Plus elles sont petites, plus leur cerveau est gros. Telle est l’étonnante conclusion des travaux de Bill Eberhard, scientifique du Smithsonian Tropical Research Institute et professeur à l’université du Costa Rica.
Ainsi, laraignée sauteuse, Phidippus clarus, possède un cerveau qui peut prendre jusqu’à 78 % de leur corps. Au point quil déborde parfois dans les pattes, comme chez la minuscule Anapisona simoni, car sa taille s’adapte à celle du corps de l’araignée. Bill Eberhard explique que chez un bébé Phidippus clarus, le cerveau sera imposant et le système digestif peu développé. Par contre, devenu adulte, ce sera le contraire : le cerveau aura diminué au profit du système digestif. 
 
La raison ? Un gros cerveau serait utile pour tisser des toiles… Mais certaines araignées “leptoparasitaires” (qui volent les toiles d’autres araignées) possèdent aussi un cerveau imposant. Ce qui prouve qu’un gros cerveau n’induit pas une plus grande intelligence.