Qui a dit que l’ours était mal léché?

Suite au reportage de Dorisse Pradal sur « L’homme qui parlait à l’oreille des ours », un de nos internautes, Christian Guyard, nous raconte son expérience en Russie. Joli souvenir de ces grosses boules de poils pas si bourrues qu’on veut bien le dire !

“Je suis allé au Kamchatka fin août, début septembre. C’est un autre pays des ours, il y en a environ 4 000. J’ai pu constater que l’ours n’est pas à priori agressif pour l’homme: nous avons passé des heures sur les bords du lac Kouryl à les regarder, sans protection particulière, à part la présence d’un garde du parc muni d’un fusil, au cas où.

A quelques mètres les uns des autres nous nous regardions : nous très intéressés, eux assez indifférents à ces drôles de bipèdes ; ils se contentaient de nous contourner si nous étions sur leur chemin.

Nous en avons vu aussi dans la caldera d’Uzon: idem, les ours vaquent à leurs occupations et passent à proximité des lieux où vivent les permanents de la zone.

En dehors des parcs nationaux (lac Kourile, caldera d’Uzon et d’autres), les ours se baladent dans la nature, n’hésitent pas à traverser les routes, tout en restant méfiants vis à vis des hommes.

Et ils font bien ! Car l’ours est un animal que l’on peut chasser. Pendant le séjour notre guide (habitante du Kamchatka) nous a dit qu’environ 400 ours sont tués chaque année. Si encore c’était le fait seulement des habitants locaux (il y a des populations autochtones avec leurs traditions).

Mais des touristes viennent ici seulement pour chasser l’ours, y compris des gens venant des Etats Unis (Alaska entre autres), nous en avons croisé. Ils n’ont qu’à chasser les leurs !

Vu leur armement (fusil à lunette) il ne s’agit pas pour moi de chasse mais de meurtre. S’ils allaient chasser l’ours à l’épieu comme au Moyen Age, ça mériterait un peu de respect pour le courage, mais là, c’est vraiment dégoûtant.

Ce sont de si beaux animaux. Les mères ourses s’occupent de leurs petits jusqu’à près de 3 ans, leur apprennent à attraper le saumon, à goûter les baies que l’on trouve à foison en fin d’été, les protègent des mâles parfois agressifs.

Et quand on les voit se dresser sur leurs pattes arrière, on est surpris par leur silhouette, leur posture, et l’on comprend mieux les légendes qui ont pu courir dans les campagnes sur ce bel animal.”

Christian Guyard

Vous aussi racontez-nous vos expériences, vos souvenirs, vos remarques sur des animaux !

 

 

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